Villeneuve-lès-Avignon est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.Les habitants sont appelés les Villeneuvois.
Anciennement appelée Villeneuve-Saint-André, Villeneuve-lès-Avignon est une ville du Gard bordant le Rhône située en face d'Avignon dont elle fait partie de l'agglomération logique "inter-départementale".
Le mont Andaon ou Puy Andaon est une colline dominant la ville de Villeneuve-lès-Avignon. C'était, face au rocher des Doms d'Avignon dont il est le pendant, une position stratégique bordée du côté Est par le Rhône et du côté Ouest par de fortes pentes, ce qui en faisait un lieu sécurisé. Le Rhône baigna en effet le pied Est du Mont Andaon jusqu'au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, le fleuve coule beaucoup plus à l'Est de Villeneuve, son lit ayant reculé de quelque huit cents mètres, créant ainsi la riche plaine alluvionnaire de l'Abbaye.
Plutarque prétend que les Volques Arécomiques avait consacré le puy à leur divinité Stathmos (Station, entrepôt en grec, Statumae en latin), puis avec la romanisation de la région, cette divinité devient Sylvain dieu champêtre.
Le fort Saint-André y est construit après le traité de paréage de 1292.
La commune, située dans la zone d’influence du climat méditerranéen, est soumise à un rythme à quatre temps : deux saisons sèches, dont une brève en fin d'hiver, une très longue et accentuée en été ; deux saisons pluvieuses, en automne, avec des pluies abondantes sinon torrentielles, et au printemps. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.
En occitan provençal, le nom est Vilanòva d'Avinhon selon la norme classique ou Vilo-Novo d'Avignoun selon la norme mistralienne.
La graphie officielle, telle que retenue par le Code officiel géographique de l’INSEE, est Villeneuve-lès-Avignon'. Toutefois, la graphie alternative Villeneuve lez Avignon (sans traits d’union, ce qui est une faute d’orthographe, et avec un z à lez) est utilisée au niveau local, par exemple dans tous les documents officiels de la Ville ainsi que sur son site web.
On écrit donc :
Pour le moment, la municipalité n’a pas demandé de modification de l’orthographe au COG.
Dans les publications régionales, c’est cependant l’orthographe officielle qui est retenue, ainsi que très largement sur Internet.
L’éminence dominant le Rhône sur laquelle l’abbaye et le village se sont construits est appelée le mont Andaon. L’hypothèse la plus courante attribue une valeur à la fois hydronymique et oronymique à ce nom (c’est-à-dire un nom qui se rapporte à la fois à l’eau et au relief), mais sans certitude aucune.
Les armes actuelles de la ville sont : parti, en 1 d’azur à trois fleurs de lys, qui est de France ; en deux, de gueules à un sautoir d’or.
Les plus anciennes traces anthropiques datent de la fin du Néolithique : ce sont des habitations et des sépultures retrouvées au quartier du Polygone, de la colline du Cabrion. Aux Angles, le Rocher de la Justice a servi à l’installation d’un oppidum au chalcolithique, oppidum réorganisé durant la protohistoire ; d’autres découvertes remontant à la même époque ont été faites sur le territoire de la commune et aux environs. Le mont Andaon a été occupé également à la protohistoire, mais son usage comme oppidum est toutefois incertain : il est en effet vaste et accessible facilement à l’ouest et au sud, et sa fortification aurait demandé beaucoup d’efforts à une population nombreuse. De plus, aucune découverte archéologique depuis 1873 ne vient à l’appui de cette hypothèse.
Un sanctuaire du dieu Sylvain est construit sur le mont Andaon, peut-être par la confrérie des carriers. Quelques tombes ont également été retrouvées, mais il apparaît que le territoire de la commune est peu habité au début de l’ère chrétienne.
Les découvertes sont plus nombreuses pour les siècles suivants : de nombreuses tombes des IIIe-VIe siècles ont été découvertes. Il est possible que les très nombreuses tombes de Ve et VIe siècles soient celles d’Avignonnais qui franchissaient le fleuve pour se faire enterrer, choix qui aurait pu être facilité par la construction d’un pont de bois autour de l’an 400.
Peu avant 980, l’abbaye saint-André est fondée sur le mont Andaon, avant d’être approuvée par bulle papale en janvier 999. À l’époque, la colline et ses environs ne sont occupés que par quelques maisons et fermes isolées. Un village se développe autour de l’abbaye au XIe siècle, sous le nom de Saint-André.
Après 1181 et avant 1200, une muraille est construite autour du village, qui devient un castrum, probablement en liaison avec la construction du pont sur le Rhône (achevé en 1185), les habitants de Saint-André voulant se protéger des Avignonnais. C’est probablement également à cette date que l’abbé donne son autonomie au village et affranchit une partie au moins des serfs. Cependant, le bourg de Saint-André est annexé par la commune d’Avignon au début du XIIIe siècle, et en 1210, le comte de Provence Raymond V confirme cette annexion. Et malgré une révolte des habitants de Saint-André en 1213, cette domination des Avignonnais est à nouveau confirmée en 1222. En 1226, l’armée du roi de France assiège Avignon, dans le cadre de la croisade des Albigeois.
L’abbé s’offre comme point d’appui pour l’armée royale, en échange d’une protection. Un premier traité de paréage entre le roi de France et l’abbé place l’abbaye et le village sous la protection du roi de France, qui a la moitié des droits de justice ; de plus, celui-ci a la possibilité de construire une forteresse à Saint-André. Cette indépendance retrouvée et cette protection permettent le développement économique du bourg, avec notamment l’activité du port sur le Rhône. L’augmentation du nombre d’habitants et de leur prospérité nécessite la construction d’une nouvelle église paroissiale, Saint-Pons, achevée en 1275.
Le 11 juillet 1292, après deux ans de négociations, un nouveau traité de paréage remplace le premier, le roi de France Philippe le Bel souhaitant construire une forteresse sur sa nouvelle frontière. Le traité prévoit :
Suivent la construction d'un château fort, le fort Saint-André, sur le mont Andaon, et d'une tour située face à Avignon, la tour Philippe le Bel, pour protéger l'abbaye et la frontière du royaume de France. Le fort occupant l’emplacement de l’ancien bourg, une bastide royale est alors créée sur les rives du Rhône portant le nom de Villeneuve-Saint-André.
Au XIVe siècle, le pouvoir de l’abbé continue de décroître, jusqu’à la révolte en 1388 des habitants de Villeneuve, qui refusent de prêter serment de fidélité à leur abbé toujours absent.
En la commune de Villeneuve-lès-Avignon a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ ».
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