Villers-Cotterêts est une commune française, située au cœur de la forêt de Retz dans le département de l'Aisne (02) et la région Picardie.
Ses habitants sont les Cotteréziennes et Cotteréziens.
Villers-Cotterêts est une ville située au sud du département de l'Aisne. La commune est dominée à l'est par la forêt domaniale de Retz.
Distance de Paris : 80 km au nord-est sur la RN2 direction Laon.
L'origine du nom Villers-Cotterêts serait villa sur la côte de Retz.
Une simple clairière de l’immense forêt des Sylvanectes servait de lieu de rassemblement aux plus lointains ancêtres des Cotteréziens qui vivaient le plus souvent à l’abri des grands bois ; les historiens locaux ont pu démontrer que c’est le centre actuel de la ville.
La Fontaine de la Coquille, au coin de deux rues du centre-ville. La cour intérieure du Château François Ier. La chapelle du château. Le Pavillon Henri II. Le plafond richement sculpté d'un des escaliers du château.Il faut attendre le VIe siècle pour qu’il soit fait mention d’une métairie « une villa » entourée de quelques chaumières attribuée par Clovis à l’un de ses lieutenants. En 632, Dagobert chasse dans la forêt ; il y possède un pied-à-terre puis une résidence royale (le palatium) et l’histoire de la ville se confond bien vite avec celle de son château, tout d’abord simple rendez-vous de chasse.
Au IXe siècle, le château c’est la Malemaison (mauvaise demeure) dont les seigneurs sont des brigands qui pillent et rançonnent les voyageurs osant s’aventurer en forêt. Propriété des seigneurs de Crépy, le château est agrandi et embelli en 1165 par Philippe d’Alsace, Comte de Flandre, époux d’Elisabeth, fille de Raoul V. En 1214, le Valois est réuni à la Couronne et la Malemaison devient propriété royale.
En 1284, Philippe III le Hardi concède le Valois à son fils cadet Charles, qui prend le titre de Comte de Valois (et sera à l’origine de la branche royale de Valois). Il fait alors rebâtir et orner le château avec une magnificence et un luxe dont parlèrent avec admiration tous les chroniqueurs du temps.
Les années passent, la Guerre de Cent Ans ravage le Valois et le Chastel de Villers-Cotterêts qui restera désert pendant de longues années. Après son accession au trône de France en 1498, Louis XII donne le Valois à son jeune cousin (et futur gendre) François d’Angoulême, à charge pour lui de rétablir le Chastel de Villers-Cotterêts. Mais François n’a pas encore cinq ans et ce n’est qu’en 1506 qu’il viendra pour la première fois chasser avec le Roi à Villers-Cotterêts.
Monté sur le trône en 1515, François Ier va faire renaître le duché de Valois qui surpassera son ancienne splendeur. Le Roi aime la chasse et le chroniqueur nous dit que « Françoys s’estudia pour le plaisir de la Chasse à faire recoustrer, rebastir et accommoder le Château de Villers-Cotterêts » ( Bergeron – Le Valois Royal )
De 1530 à 1535, le Roi lui-même veille à la rapidité des travaux. A cette époque, Villers-Cotterêts n’est encore qu’un village dont la population s’est accrue, pendant la Guerre de Cent Ans, des réfugiés de Crépy, Pierrefonds et Vivières. On peut dire sans crainte que la ville actuelle doit son origine à François Ier, car les fréquents voyages de ce roi, avec toute sa suite, amenèrent une foule de marchands, d’aubergistes et d’artisans qui s’établirent près du château dans des maisons élevées le long de la route, et il fallut bien loger et nourrir les ouvriers nombreux, occupés à la construction de l’édifice.
En 1535, le château est terminé.
Des réunions fastueuses y sont organisées, des fêtes littéraires, avec Rabelais et Clément Marot.
En août 1539, François Ier y signera une ordonnance restée célèbre sous le nom « d’ordonnance de Villers-Cotterêts ». Ordonnance générale pour la police et la justice, elle comporte 192 articles. Les articles 50 à 54 ordonnent aux curés de tenir registres des baptêmes et des décès et peuvent être considérés comme les prémices de l’état-civil.
Mais ce sont surtout les articles 110 et 111 qui ont fait la célébrité de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts en imposant la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en langues régionales comme l'occitan ou bien en latin.
Henri II succède à son père en 1547 et fait entreprendre au château d’importants travaux dirigés par Philibert Delorme. Des fêtes splendides et galantes marquent l’inauguration des restaurations et nouvelles constructions. Diane de Poitiers, la maîtresse du roi, y maintient la « Petite bande des Dames de la Cour » et c’est à cette époque que l’on situe l'origine du fameux dicton « s’amuser comme à Villers-Cotterêts ».
Les Rois et Princes de France feront de fréquents séjours à Villers-Cotterêts, mais le château, mal entretenu, et finalement délaissé, sera, une fois encore, la proie de pillards en 1636, pendant la « Guerre des Mécontents » qui ravage le Valois.
En 1661, Louis XIV donne le duché de Valois en apanage à son frère unique, Philippe de France, duc d’Orléans. Dès lors, la cité va revivre. De grands travaux sont effectués au château, et le parc est aménagé sous la direction de Le Nôtre.
Dans le même temps, la ville se développe ; il s’y crée un hôpital de charité, et un collège. La création du Bailliage de Villers-Cotterêts, en 1703 donnera encore plus d’importance à la cité, lieu de commerce très fréquenté, ayant un siège de maîtrise des Eaux et Forêts.
1789: La Révolution marque la fin de l’apanage des Orléans et de la gloire du château. Manquant de peu d’être vendu comme bien national, il sera, en 1806, transformé en dépôt de mendicité pour le département de la Seine, avant de devenir Maison de retraite dépendant de l’Assistance Publique puis de la ville de Paris.
La suite de l’histoire de la ville est en parallèle avec celle des guerres qui l’épargnèrent rarement. Dès 1815, des combats furent livrés à proximité. La ville fut occupée de longs mois en 1870-71.
La façade du Musée Alexandre Dumas.La guerre de 1914-1918 a marqué toute la région, ainsi qu’en attestent de nombreux monuments commémoratifs. C’est de la forêt de Villers-Cotterêts que partit l’offensive victorieuse du 18 juillet 1918, marquant la fin d’un cauchemar qui avait duré plus de quatre années. De 1940 à 1945, plus de la moitié des maisons furent touchées. La petite ville a vu passer de nombreux personnages historiques. Elle s’enorgueillit d’être le lieu de naissance du poète Demoustier (1760) et surtout du plus populaire romancier du XIXe siècle, Alexandre Dumas, (1802), l’illustre auteur des «Trois Mousquetaires».
élections municipales :
Villers-Cotterêts, lors des élections municipales de 2008, a vu s'affronter quatre listes :
Ces listes ayant toutes réalisées plus de 10% au premier tour... :
... se sont toutes maintenues au second avec les reports de voix que cela a pu produire :
Au final, on observe une répartition générale de l'électorat, avec un MoDem et un FN, plus fort qu'au niveau national ; et une gauche et une droite qui réalisent globalement des scores à peu près identiques ; se neutralisant et offrant ainsi des résultats relativement proches.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
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