Villerupt est une ville du nord-est de la France, chef-lieu de canton du département de Meurthe-et-Moselle, au sud-est de Longwy.
Ses habitants sont appelés les Villeruptiens.
Cette commune fut un village-frontière avec l'Allemagne entre 1871 et 1914.
Les Allemands avaient annexé la partie de la Lorraine correspondant à l'actuel département de la Moselle non seulement pour des questions culturelles et linguistiques, mais aussi pour s'approprier les minerais de fer.
Or, les géologues, en prolongeant les couches connues géologiques de Moselle, dont le pendage descend vers l'ouest dans cette partie du Bassin de Paris, en déduisirent que l'on devrait retrouver les mêmes minerais plus en profondeur. Les plus accessibles étant les moins profondes, on a fouillé en priorité sur les villes-frontière.
Cela explique l'existence de mines à Villerupt.
La fondation de Villerupt est aussi impossible à déterminer qu’elle paraît ancienne. On émet l’hypothèse que Villerupt fut peuplée dès l’époque du néolithique (entre 4500 et 1700 avant Jésus Christ).
Si, en 1284, Anselme de Villerupt et les siens sont vassaux du comte Henri III de Luxembourg, c'est du comte de Bar que, en 1333, les Malberg, sires d'Audun-Le-Tiche, tiennent en fief Cantebonne et Villerupt.
Durant le Moyen Âge, l’histoire de Villerupt épouse celle de cette région frontière, appelée Lorraine à partir du IXe siècle ballottée entre les royaumes de France et de Germanie. Il est à noter que dès ses origines, Villerupt travaille le minerai de fer : on note l’existence d’une forge à Villerupt et tout au long du XVIIe siècle, on assiste à une lente élaboration de la technique du haut fourneau.
Villerupt disposant d’un site avantageux de par la nature de sous-sol. En effet, le plateau lorrain à ossature calcaire contient une couche géologique d’un grand intérêt industriel : l’aalénien. Il renferme le minerai de fer lorrain, la « Minette ».
En 1817, Villerupt, village de l'ancienne province du barrois sur l'Alzette avait pour annexes le village de Thil, les hameaux de Cantebonne et Micheville et le moulin de Tutange. À cette époque il y avait 363 habitants répartis dans 72 maisons.
La première mention des forges de Villerupt date en effet du XVe siècle, mais s'agit-il vraiment d'un haut fourneau ? Elles connaissent au maximum quatre hauts-fourneaux au bois dont un qui se maintient jusqu'au XIXe siècle.
En 1831, des documents signalent l'existence des Forges de Sainte-Claire les Villerupt, qui ont compté jusqu'à quatre hauts-fourneaux au bois. En 1866, ces deux établissement se regroupent pour former la Société des Usines de Villerupt et Sainte-Claire, qui fusionne en 1894 avec la Société des fonderies d'Aubrives pour donner naissance à la Société d'Aubrives-Villerupt. Dès l'origine, la production de cette usine est orientée essentiellement vers la production de fonte. A la veille de la Première Guerre mondiale, l'usine exploite deux hauts-fourneaux.
1926, marque le rachat de l'usine de Laval-Dieu, datant de 1882 et où deux hauts-fourneaux sont en activité depuis 1899 ; détruite après la Première Guerre mondiale, elle n'a jamais été reconstruite. En 1930, l'usine de Villerupt compte deux hauts-fourneaux ; en 1955, ils ont un diamètre de creuset de 4 mètres et une capacité de production de 125 000 tonnes de fonte de moulage par an. Un nouveau haut-fourneau est mis en service en 1960. En novembre 1968, l'usine de Villerupt cesse toute activité et le dernier haut-fourneau est éteint.
L'usine de Micheville trouve son origine dans la création en 1872 de la Société Ferry et Cie, qui met à feu son premier haut-fourneau en 1878. De 1881 à 1908, dirigée d'une manière paternaliste par Ernest NAHAN, l'usine passe progressivement à six hauts-fourneaux. À la veille de la guerre de 1914/1918, cinq hauts-fourneaux sont à feu et un sixième en reconstruction. Ils ont une capacité annuelle de production de 390 000 tonnes de fonte. L'usine est endommagée pendant la première guerre, mais des travaux de reconstruction sont lancés dès 1918. En 1920, le haut-fourneau n° 1 est rallumé. En 1925, l'usine compte à nouveau six hauts-fourneaux en état de marche. L'activité de l'usine est arrêtée pendant la Deuxième Guerre mondiale. Cette usine est à l'origine du développement de Villerupt. Elle passa en 1861 de 561 habitants à 6 636 habitants en 1911; ensuite de 9 041 habitants en 1936 et finalement 16 300 habitants en 1966. La progression serait d'un rapport de près de 16 fois la population de 1861 !
Dans les années 1950, les quatre hauts-fourneaux existant ont un volume compris entre 580 et 680 m³ ; un nouveau haut-fourneau (1 bis), de 7,05 m de creuset, est allumé le 29 mai 1957. En 1959, l'usine comprend cinq hauts-fourneaux, puis quatre en 1971 (les n° 1, 3, 4 et 6).
En 1974, l'usine est définitivement arrêtée, c'est alors la création de la SLV (Société des Laminoirs de Villerupt).
Villerupt s'est développée grâce à ses mines de fer et au développement de la sidérurgie et de la métallurgie. Son agglomération, qui s'étend aussi sur le département de la Moselle (Audun-le-Tiche) n'est qu'une partie d'une agglomération plus vaste qui dépasse les frontières, dont le principal centre est la ville luxembourgeoise d'Esch-sur-Alzette.
En raison de la crise sidérurgique de la région, la population est passée de presque 15 000 habitants dans les années 1960 à moins de 10 000. Cette population s'est accrue grâce à l'immigration italienne. Villerupt est, à ce titre, sans doute l'une des communes les plus « italiennes » de France, comme on peut le constater à la lecture de l'annuaire, la très grande majorité des noms de famille y étant à consonance italienne. Villerupt fut aussi comme Audun-le-Tiche, Hussigny-Godbrange un important centre de l’immigration italienne qui était venue pour approvisionner le bassin minier de la minette en bras d’ouvre. Une grande partie de cette immigration italienne provenait de Gualdo Tadino.
Villerupt accueille chaque année le festival du film italien vers la fin du mois d'octobre.
Soucieuse de développer son côté culturel, Villerupt possède aussi une MJC active proposant diverses activités, mais aussi une école de musique, une école de danse, une école d'arts plastiques et une salle de concert/exposition « La Cave ».
La municipalité participe activement aux programmations sportives et culturelles proposées par le tissu associatif de la ville
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Le canton de Villerupt est composé des communes de Baslieux, Bazailles, Boismont, Bréhain-la-Ville, Fillières, Laix, Morfontaine, Thil, Tiercelet, Ville-au-Montois, Villers-la-Montagne et Villerupt.
Par ailleurs, Villerupt fait partie depuis 2006 de la Communauté de communes du Pays-Haut Val d'Alzette (CCPHVA) comprenant les communes de : Audun-le-Tiche, Aumetz, Boulange, Ottange, Rédange, Russange et Thil.
En 2010, la commune de Villerupt a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».
Le Blason de la Ville
D'azur à deux bars adossés d'or, accostés de deux croix de Lorraine de même et accompagnés en chef et en pointe de deux croix recroisetées d'argent ; mi parti d'or au haut-fourneau de sable, flambant de gueules sur une terrasse de sable avec une coulée aussi de gueules.
La partie 'azur' (gauche) représente la moitié des armoiries de Villes la Montagne, rappelant l’ancien bailliage établi en ce lieu, succédant à une châtellerie et prévôté dont dépendait Villerupt. La deuxième moitié (droite) symbolise le champo d’or : la richesse apportée au pays par l’industrie, le haut fourneau.
Le Logo de la Ville
La forme rouge symbolise la vie, l'énergie. Après une période de déclin (usine), la courbe remonte pour créer un ensemble proche de la lettre V de Villerupt.
Les rayures bleues dans une forme carrée symbolisent un proche passé où l’on a vu une industrie stagner puis s’effondrer.
Les rayures vertes et la partie blanche du cercle permet de mettre en évidence le virage opéré par le cheminement de la vie. En opposition au passé symbolisé par le bleu.