Villiers-le-Bel est une commune française située à l'extrémité sud-est du Val-d'Oise en région Île-de-France, à dix-huit kilomètres au nord de Paris. Elle est le chef-lieu du canton de Villiers-le-Bel. Ancien village rural du Pays de France devenu banlieue pavillonnaire dès les années 1920 avec la construction de lotissements, la commune a connu une profonde transformation sociale suite à l'implantation d'un grand ensemble à la fin des années 1950.
Ses habitants se nomment les Beauvillésois.
Villiers-le-Bel se situe au cœur de la plaine de France, petite région de grande culture céréalière au nord de Paris. Les communes limitrophes sont Sarcelles au sud, Arnouville-lès-Gonesse et Gonesse à l'est, Bouqueval et Le Plessis-Gassot au nord et Écouen à l'ouest.
Le cœur ancien de la commune est assis sur un promontoire adossé au Mont Griffart, partie Beauvilésoise de la butte-témoin portant la forêt Domaniale d'Écouen, l'ensemble domine la petite vallée du Petit Rosne, petit cours d'eau traversant la commune voisine de Sarcelles. La partie nord-est du territoire de la commune est en partie classé depuis la cavée de Bouqueval. La commune occupe environ 730 hectares dont 10% d'espaces verts.
Villiers-le-Bel comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et anticyclonique, et la situation a tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne annuelle est de 11°C, le mois le plus le froid est janvier avec +4°C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19°C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25°C est de 40, dont 8 au-delà de 30°C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures.
La commune est desservie par la gare de Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville située à Arnouville-lès-Gonesse sur le et la ligne Paris - Lille, ainsi que par les RN16 ou RD316 et RN370.
La commune est également desservie par trois lignes de bus gérées par la RATP.
Les différents quartiers de la commune sont :
La commune tire son nom du latin villare, domaine rural, et de l'anthroponyme Le Bel, par conséquent sans aucune allusion esthétique en rapport avec le lieu.
La fondation du village remonterait au premier siècle avant J.-C. comme l'atteste la découverte d'un puits gallo-romain dans la commune. Villiers est cité pour la première fois dans une charte de Louis le Pieux en 832.
Les seigneurs du lieu, les Le Bel, famille au service du roi de France, sont mentionnés dans divers textes à partir de 1092. Ils adoptent le nom de Villiers à la fin du XIIe siècle. Par testament, le dernier descendant direct de la lignée, Antoine Le Bel, évêque de Beauvais, abandonne son fief au connétable Anne de Montmorency en 1535. Le petit bourg vit à cette époque de l'agriculture, d'une importante activité dentelière et des carrières à plâtre (exploitation du gypse). Le protestantisme se développe à cette époque, mais la révocation de l'édit de Nantes en 1685 provoque la démolition du temple, tandis que la communauté choisit la conversion, ou le départ du village.
Le tramway de Villiers le Bel, vers 1905.Le chemin de fer dessert la commune et comme dans la plupart des environs de la capitale, provoque une importante mutation sociale et économique. Le quartier de la nouvelle gare est progressivement loti et voit s'installer une population d'ouvriers et d'employés. En 1931, la population de la commune a déjà doublé. La gare de Villiers-le-Bel étant éloignée du vieux bourg de 3 kilomètres environ, un tramway à vapeur fut créé en 1878. Le tramway fut électrifié en 1928 et cessa son exploitation en 1949.
Entre 1955 et 1962, un grand ensemble de 1600 logements est construit par les architectes Daniel Badani et Pierre Roux-Dorlut, à l'est du village, appelé les Carreaux.
Le 25 novembre 2007, deux mineurs, le pilote et le passager d'une mini-moto, décèdent à la suite d'un accident de la circulation avec une voiture de police. Peu après, un commissaire est gravement violenté, et le soir même, la ville devient le théâtre d'émeutes entre les forces de l'ordre et certains jeunes habitants de la ville. Le second soir, les effectifs locaux de police sont épaulés de renfort de circonscription de police limitrophe. Le troisième soir, au vue du nombre de policiers et sapeur-pompiers blessés, des tireurs d'élites du RAID seront mobilisés, et le nombre des forces de l'ordre fortement augmenté. Plusieurs équipements publics ou privés incendiés (dont la Bibliothèque Louis-Jouvet, l'institut des métiers de l'artisanat, le bureau de la Police nationale fut pillé). Au second jour des échauffourées on dénombre cent-vingt blessés parmi les policiers. Les forces de l'ordre ont été prises pour cible par des tireurs ayant utilisé des armes de chasse. Ce sera la première fois que seront cités avec sens les expressions de guérilla urbaine.
À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Lionel Jospin avec 24,55%, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 18,59%, Jacques Chirac avec 16,68%, puis Christiane Taubira avec 8,54%, Jean-Pierre Chevènement avec 5,33%, Arlette Laguiller avec 4,64%, François Bayrou avec 4,03%, Noël Mamère avec 3,67% et Alain Madelin avec 3,65%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 %.
Au second tour, les électeurs ont voté à 81,92% pour Jacques Chirac contre 18,08% pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 23,82%, valeurs assez conformes à la tendance nationale (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29%).
Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les Beauvillésois ont très massivement rejeté la Constitution Européenne, avec 64,05% de Non contre 35,95% de Oui avec un taux d’abstention particulièrement élevé de 43,03% (France entière : Non à 54,67% ; Oui à 45,33% ; abstention : 30,63%). Ces chiffres sont très supérieurs à la tendance départementale du Val-d'Oise (Non à 53,47 % ; Oui à 46,53 %) mais inverses aux résultats franciliens (Oui 53,99 % ; Non 46,01 %).
À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu majoritairement les suffrages se placer sur les deux principaux candidats, en tête Ségolène Royal avec 40,75% (national : 25,87%), suivi de Nicolas Sarkozy avec 26,40% (national : 31,18%), puis François Bayrou avec 13,74% et Jean-Marie Le Pen avec 8,98%, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 4%. Le second tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 58,29%, Nicolas Sarkozy totalisant 41,71% des suffrages beauvillésois, chiffres inverses aux résultats nationaux avec un taux d'abstention de 18,24%, légèrement supérieur à la moyenne nationale de 16,03%.
Avec un taux de taxe d’habitation de 12,87% en 2006, la pression fiscale pour les particuliers à Villiers-le-Bel est dans la moyenne du département. Ce taux est resté stable depuis 2001. Il faut y ajouter 1,30% pour la part syndicale, soit 14,17% au total. Le taux départemental du Val-d'Oise était fixé la même année à 5,88% de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux (part syndicale incluse) était de 16,85% à Garges-lès-Gonesse, de 17,82% à Sarcelles, de 18,90% à Gonesse, communes voisines de Villiers-le-Bel,.
Villiers-le-Bel est le chef-lieu d'un canton qui inclut la commune et celle d'Arnouville-lès-Gonesse. La ville est membre depuis 1997 de la communauté d'agglomération Val de France, regroupant Sarcelles, Garges-lès-Gonesse, Villiers-le-Bel et Arnouville-lès-Gonesse.
En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ » puis en 2008 « Ville Internet @@@@ ».
La liste conduite par Didier Vaillant, maire sortant PS, est élue au premier tour des élections municipales de mars 2008 à hauteur de 61,52 % des suffrages exprimés, contre celle de l'UMP conduite par Sylvie Noachovitch qui n'en a obtenu que 38,48 %.
Villiers-le-Bel fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008), et de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise. La commune accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (2, rue Pompom),.
Le taux de criminalité de la circonscription de police de Sarcelles (incluant Saint-Brice-sous-Forêt et Villiers-le-Bel) est de 107,37 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2008) ce qui en fait l'un des trois plus élevés du Val-d'Oise derrière Argenteuil (186,43) et Cergy-Pontoise (137,62), largement supérieur aux moyennes nationale (83/1000) et départementale (88,15/1000). Le taux de résolution des affaires par les services de police est de 25,34%, l'un des plus faibles du département.
Le bureau de police de Villiers-le-Bel a brûlé pendant les émeutes du 25 et 26 novembre 2007. Un commissariat de police a ouvert ses portes en juin 2008. Le chantier a été mis en place au 3e trimestre 2006.
Le 25 juillet 2006, la Ville et différents partenaires signaient une convention avec l'Agence Nationale de la Rénovation Urbaine portant sur la rénovation du quartier des Carreaux. Moins d’un an plus tard, en juin 2007, les premiers travaux de cette opération ont débuté. Ils devraient s’achever à la fin de l'année 2012.
Aucun jumelage officiel.
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Sources : ,
Villiers-le-Bel est située dans l'académie de Versailles.
Onze écoles maternelles et élémentaires, trois collèges (Saint-Exupéry, Martin-Luther-King et Léon-Blum) et un lycée professionnel (Pierre Mendes-France) dispensent l'enseignement à Villiers-le-Bel. La commune possède également deux établissements privés et un C.F.A de l'Institut des métiers de l'artisanat, d'une capacité de 1200 élèves, qui accueille des élèves âgés de 16 à 25 ans et forme aux métiers de l'automobile et de l'alimentation.
Villiers-le-Bel dispose d'un très grand hôpital : l'hôpital Charles Richet.
La ville dispose de cinq gymnases, deux complexes de tennis, cinq complexes de football et d'autres en gymnases (dont trois au parc des sports), une piscine municipale, deux complexes de basket et deux salles de musculation au gymnases Émile-Zola à la cité de la ZAC.
Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 11 575 €, ce qui place Villiers-le-Bel au 30 064e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole.
La commune est essentiellement résidentielle, seule une petite zone d'activité économique existe à la limite de Sarcelles. Aucune très grande surface commerciale n'est présente, on ne trouve que quelques supérettes, et dans le centre quelques commerces de détails. Cinq boulangeries, et trois boucheries dont deux halal sont présentes, ce qui traduit un important déficit pour une population supérieure à 25 000 habitants. Il faut toutefois noter que le quartier de la gare, à la limite d'Arnouville-lès-Gonesse, comporte de nombreux commerces.
L'église Saint-Didier anciennement Saint Eterne date du XIIIe siècle et XVIe siècle, les parties Renaissance, sont attribuées à Jean Bullant. L'église est immortalisée sur une toile du peintre Maurice Utrillo de 1909. L'orgue primitif installé en 1664 a subi de nombreux remaniements durant le XVIIIe siècle . Il conserve 98% de ses tuyaux d'origine et a été classé en 1939. Actuellement l'église est en travaux de restauration, l'édifice étant sur un sol meuble, et ayant un clocher renaissance trop lourd devant faire l'objet d'une dépose puis d'une reconstruction.
Un puits gallo-romain situé près de l'église est enchâssé dans une maison, ancienne Place de la Croix.
La fontaine Chauvée (ruelle Chauvée) tire son nom de l'ancien français chave, qui a donné cave et caverne. Avec la fontaine Margot (rebaptisée Précher au XIXe siècle), elle constituait le seul approvisionnement en eau vive du village.
La maison de Thomas Couture (3-7, rue Démolliens) remonte à la fin du XVIIe siècle, mais fut largement remaniée depuis. La propriété est pillée et réquisitionnée par les Prussiens durant la guerre de 1870.
La maison des têtes (Rue de la République) possède une façade et une toiture classée datant du 17ème siècle, elle a été rénovée récemment, la modénature de la façade en plâtre est composée de 3 arches surmontées de 3 têtes.
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