Wambrechies (en picard Vamberchi) est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais.
Wambrechies fait partie de l'agglomération lilloise. Elle est située à 7 km au nord de Lille. La ville est parcourue par le cours de la Deûle, rivière canalisée.
À l'origine et jusqu'au XIVe siècle environ, le nom s'écrit Wenesbrechies. L’existence d’une paroisse y est attestée dès le VIe siècle, mais la cité de Wambrechies est mentionnée pour la première fois en 1110, dans l’acte de donation de l’autel au chapitre de la collégiale Saint-Pierre de Lille par l’évêque de Tournai. Le premier document qui cite le nom de Wambrechies sous sa forme actuelle date de 1287 (document émanant de l'abbaye de Marquette). À la fin du XVIIIe siècle diverses industries font leur apparition notamment dans le textile (filature de lin, corderie, fabrique de bleu de Prusse), mais aussi dans l'agroalimentaire (fabrique d'huile, de vinaigre, de fécules, de chicorée, de genièvre, de bière). Au XIXe siècle furent édifiés les principaux monuments actuels de la ville (château de Robersart, église Saint-Vaast, Office du tourisme). Dans le milieu des années 1980, la Deûle fut élargie pour permettre le passage de péniches au grand gabarit. Ces travaux furent à l'origine du renouveau actuel du centre ville.
On trouve successivement :
qui est de Croix. La raison de cet écartelé est qu' Isabelle ou Mathilde de Croix héritière de Croix et de Flers, épouse en seconde noce Guillaume seigneur du Metz qui abandonne son nom au bénéfice de celui de Croix du Metz et écartelle ses armes à celles des Croix. (sceaux 1404, Archives du Nord Capellenie de Lille Demay n° 1327 et sceau 1428 Cour Amoureuse n° 340)
C'est un pur hasard qui redonnera alors à la dernière dame de Haynin héritière de Wambrechies un époux de cette famille de Tenremonde.
Nicolas Viton de Saint-Allais décrivait ainsi leur tombe :
Ils ont pour successeurs à la seigneurie de Wambrechies :
(Sources très détaillées dans le site de la Maison de Haynin )
En 1811, Wambrechies tombe par achat dans la corbeille de mariage du Vicomte OBERT de QUIEVY et de son épouse Alexandrine ROBERT DE ROBERSART', c'est sous ce nom que le château se trouve connu de nos jours ; la révolution a hélas effacé le souvenir de la Maison de Haynin qui y a pourtant vécu deux siècles et demi, de 1526 à la révolution, fournissant à cette cité la plus longue lignées des seigneurs qu'aura jamais eu la ville de Wambrechies.
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Wambrechies depuis cette date :
Évolution démographique
Par sa situation géographique sur la Deûle et à la limite nord de l'agglomération lilloise, bien desservie par la rocade Nord-Ouest à sa frontière sud, son activité économique est à la fois marquée par
Chaque dimanche, un marché local se tient sur l'avenue de Robersart.
Près d'une cinquantaine d'associations (sportives, économiques, caritatives, touristiques, historiques ou de loisirs) sont actives sur la commune. Une braderie traditionnelle a lieu à l'occasion des Fêtes de Robersart, le week-end de Pentecôte. Comme dans beaucoup de communes du Nord de la France, la Fête des allumoirs, en octobre, annonce la diminution des jours par un défilé nocturne de toute la population portant des allumoirs pour éclairer la nuit.
Construit en 1868, de style néoflamand du Second Empire, ce bâtiment est situé sur la place centrale de Wambrechies. Il fut l'ancien hôtel de ville. Il héberge actuellement l'Office du tourisme.
Le site du château, dans le centre ville de Wambrechies, a été le lieu de résidence des seigneurs de la ville dès le Xe siècle. À l'origine, il s'agit du château de Leuringhien bâti au XIIIe siècle. Le château est un bâtiment en forme de “U” de style Renaissance. Le terrain mouvant en proximité de la Deûle provoqua le pourrissement des pilotis et l’effondrement total de ce dernier au XVIIe siècle. En 1760, Louis Joseph de Broide, seigneur de Wambrechies, a commandé sa reconstruction.
Deux générations plus tard, en 1810, le vicomte de Quévy, figure historique de Wambrechies, rachète le château afin de clore une succession compliquée. Maire de la commune pendant presque quarante ans, il procède à de nombreux aménagements.
A partir de 1866, la comtesse Juliette de Robersart, nièce du Vicomte Obert de Quévy, hérite du domaine et devient la dernière châtelaine de Wambrechies. Délaissé, le château se dégrade : l’avancée de style Renaissance finit même par s’effondrer en 1900, année de la mort de Juliette. Le notaire Valois, ami et exécuteur testamentaire de la comtesse, finit par léguer officiellement la demeure à la paroisse de Wambrechies en 1926.
Avec la loi sur la laïcité de Jules Ferry, l’école libre de garçons s’y est aussi installée vers 1908 jusqu'en 1959. Les douves sont comblées pour garantir la sécurité des enfants. La toiture est refaite en 1950. En 1971, une équipe de jeunes Wambrecitains, soutenue par l’association Sauvegarde du Château de Robersart, recreuse les douves. La paroisse cède le château à la municipalité en 1982 pour un franc symbolique et dès 1983, des travaux de restauration commencent : des pieux en béton enfoncés à quinze mètres de profondeur stabilisent le bâtiment. L’aile gauche est rénovée en 1992. En 1997, une explosion au gaz endommage à nouveau fortement l’aile droite, obligeant à la reconstruire entièrement avec un léger agrandissement en 1988 et 1999. À partir de 1998, une partie des locaux a été attribuée au musée de la Poupée et du Jouet ancien.
Musée de la Poupée et du Jouet Ancien de Wambrechies Il est hébergé depuis 1998 dans le château de Robersart. En 2005, Noëlle Louly fait donation de sept cents poupées d’art au musée.
L'ancienne église Cette église du XIVe siècle était une hallekerque, courante en Flandres, à 3 nefs avec un clocher massif trapu (voir Saint-Vincent de Marcq-en-Baroeul). Elle fut incendiée le 15 août 1581, pendant les guerres de religion, par les Hurlus de la garnison protestante de Menin. L'église fut rebâtie et restaurée de nombreuses fois.
L'église de WambrechiesL'église actuelle En 1852, le vicomte Martel Henri Obert de Quévy, maire, décida de reconstruire une nouvelle église. Ce fut l'occasion d'une refonte complète du centre ville et de l'hôtel de ville. En 1859, l'architecte lillois Charles Leroy fut désigné pour bâtir ce nouvel édifice (il sera aussi l'architecte de la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille à Lille). Le chantier se déroula de 1859 à 1868. Le 5 mars 1932, l'église fut consacrée et dédiée à saint Vaast. De style néogothique, son plan est simple : une nef avec deux bas-côtés. L'entrée est surmontée d'un clocher couronné d'une flèche (aujourd'hui disparue) dont quatre petites flèches marquent les angles. La façade est soulignée par trois arcades en ogive profonde; au-dessus une rosace surmontée d'une galerie et de l'étage immense, réservé aux cloches. L'intérieur, dont la nef est divisée en trois niveaux (grandes arcades, tribunes, fenêtres hautes), est orné de boiseries sculptées recouvrant les murs des bas-côtés. Dans la nuit du 13 novembre 1940, la flèche du clocher s'écroula sur la place après avoir été déboulonnée par les Allemands, celle-ci faisant obstacle aux décollages des avions de l'aérodrome de Bondues. Elle ne fut pas reconstruite. Depuis 2004, une restauration complète de l'extérieur et des vitraux est en cours. Cette restauration est achevée et a donné lieu à une inauguration le 9 décembre 2007 par un concert en l'Eglise et par son illumination.
Occupé depuis 1517, le site était au départ un simple moulin à eau, aux multiples fonctions (moulin à blé, moulin à drap, scierie de bois du Brésil…). En 1789, Guillaume Claeyssens arrive à Wambrechies et fonde une huilerie sur le site. Dans des bâtiments des XVIIIe ‑ XIXe siècles, classés monuments historiques, la distillerie Claeyssens commence en 1817 à fabriquer, selon une méthode ancestrale, un alcool de grains (seigle et orge maltée) de qualité et réputé qui a pris le nom de la commune. C'est aussi l'une des rares distilleries de genièvre d'Europe. La distillerie est toujours en activité et se visite. Parmi les bâtiments de la distillerie, mais situé à l'écart, une malterie est également inscrite aux monuments historiques.
Construite de 1925 à 1927 par l'archiecte André Granet, elle met en oeuvre la technique alors nouvelle du béton armé qui permet de réaliser six plateaux de 600 M2. La tour centrale abrite le château d'eau et les dynamos. Désaffecté, le batiment est inscrit aux monuments historiques en 2000.
Dû à l'élargissement de la Deûle nécessaire pour la circulation de péniches à grand gabarit, un pont fixe remplaça le vieux pont-levis en juillet 1984. Quelques années plus tard, l'aménagement en fit un petit port de plaisance. La capitainerie a été inaugurée en 2006.
Créée et animée par l'Amitram (association loi 1901), la ligne de tramways anciens a le projet de relier Lille et Quesnoy-sur-Deûle. La ligne parcourt aujourd'hui Marquette-Wambrechies. Elle est victime du vol de sa caténaire de cuivre le 21 mars 2007.
Le hameau du Cliquennois est situé à l'extrémité Sud-Ouest de la commune de Wambrechies, vers Lompret. Le château semble dater du XVIIe siècle. En briques et pierres, son architecture rappelle celle qui fleurit à Lille après la conquête de Louis XIV. En 1480 meurt Jean d'Ostende, seigneur de Marcot et de l'Épinette à Wambrechies, puis seigneur du Cliquenois.
La rue du Quesnoy : hommage aux anciens combattants Wambrechies, ville fleurieInscrite sur la liste complémentaire des Monuments historiques, la pharmacie située sur la place centrale (place du Général de Gaulle) date de la fin du XIXe siècle et a gardé tout son aménagement d'origine en boiseries, sa porte en vitrail et une collection importante de pots de pharmacie. Elle est toujours en activité.
Pendant des années, un musée des pompiers fut abrité dans l'ancienne caserne des pompiers, au pied de l'église. En 2005, il dut déménager à Saint-Étienne, ce bâtiment devant être détruit pour le réaménagement de la place centrale de Wambrechies.
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