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Fort-de-France est une ville française située dans le département français d'outre-mer de la Martinique. En tant que chef-lieu du département et de la région de la Martinique, la ville (89 794 habitants en 2007) concentre d'importantes fonctions administratives, militaires et culturelles. C'est aussi un pôle économique, commercial et portuaire majeur de l'archipel des Petites Antilles.

La commune est la ville-centre d'une unité urbaine de 132 980 habitants en 2007, comprenant Schoelcher, Saint-Joseph et Case-Pilote. Elle est aussi au coeur d'une conurbation de 172 332 habitants, incluant la commune limitrophe du Lamentin où se situent d'importantes zones d'activités et l'aéroport international Martinique Aimé Césaire, qui dépasse l'agglomération stricto sensu, en raison des interdépendances et des flux qui relient Fort-de-France à cette ville voisine. Au-delà, l'influence directe du chef-lieu de la Martinique se fait sentir jusqu'à Rivière-Salée, au sud, si bien que l'aire urbaine (211 000 habitants) rassemble plus de la moitié de la population insulaire. Cette primauté de Fort-de-France a conduit certains géographes à forger le concept d'« île-ville ».

Ses habitants sont appelés les Foyalais et les Foyalaises.

Géographie

Le Queen Mary 2 dans la baie de Fort-de-France en mars 2004 Fort-de-France dominée par les pitons du Carbet

Situation

Localisation

Fort-de-France est située à 6 800 km de Paris, sur la côte caraïbe de la Martinique, c'est-à-dire à l'ouest de l'île, et presque à mi-chemin entre les extrémités septentrionale et méridionale du département. La ville est construite sur le littoral nord de la baie de Fort-de-France.

C'est une commune très étendue (11,7 km du nord au sud et 5,2 km d'est en ouest) : certains quartiers, comme Balata, sont très éloignés du centre-ville. La topographie est très variée. Le nord-ouest est surplombé par le massif volcanique des Pitons du Carbet (le point culminant de la commune atteint environ 1 000 mètres d'altitude, près du sommet du Piton Dumauzé) et par le Morne Césaire (603 mètres). Les pentes volcaniques abruptes et boisées sont entaillées par quelques cours d'eau peu importants mais dont le débit prend un caractère torrentiel par temps de pluie. Les hauteurs qui dominent la partie centrale de la ville, entre les Pitons du Carbet et la plaine du Lamentin, forment une sorte de piémont disséqué en collines (les mornes) et en lambeaux de plateaux en pente douce. Les deux principaux cours d'eau qui débouchent sur la mer à Fort-de-France sont la Rivière Madame et la Rivière Monsieur. L'hypercentre de la commune, entre le Morne Tartenson et les Hauts du Port, se déploie dans une zone basse, autrefois marécageuse (mangrove).

La côte, le long du littoral foyalais, alterne donc falaises et parties basses, et les plages, de sable gris, n'y sont guère étendues. La mangrove ne subsiste aujourd'hui que dans le Cohé du Lamentin, et au sud-est de la baie de Fort-de-France (baie de Génipa) où elle est protégée dans le cadre du parc naturel régional de la Martinique.

Climat

Le climat y est de type tropical humide, caractérisé par des températures moyennes élevées tout au long de l'année (26,5 °C) et un gros volume de précipitations (1 950 mm). Cependant, les températures moyennes mensuelles les plus chaudes sont observées d'août à octobre (31° C de maximum en journée, 24 à 25 °C minimum la nuit) et les moins chaudes en janvier et février (29 °C maximum en journée et 22 °C minimum la nuit). Comme toute la Martinique, Fort-de-France est soumise au régime des alizés, les vents d'est, dont la circulation générale détermine les saisons pluviométriques. Ainsi, on distingue :

  • le carême, de février à avril, saison plus sèche au cours de laquelle les alizés sont moins chargés en humidité (les précipitations moyennes mensuelles sont de 60 à 90 mm) et où le ciel est relativement clair ; les très belles journées n'excluent pas quelques averses ;
  • l'hivernage (ou saison des pluies), de juillet à octobre, saison plus chaude au cours de laquelle les averses sont plus nombreuses et plus intenses. Entre deux perturbations, cependant, le temps est beau, le ciel est peu nuageux et les alizés sont faibles. L'hivernage correspond à la période des cyclones. Parmi les cyclones les plus violents ou dévastateurs, on retient celui du 19 août 1891, qui avait provoqué la mort de 400 personnes à Fort-de-France (1 000 au total en Martinique), détruit la majeure partie de l'hôpital et du camp militaire de Balata. Lors du passage du cyclone Allen, les 3 et 4 août 1980, des pointes de vent de 167 km/h ont été enregistrées à Desaix et on y a relevé 159 mm de précipitations en 18 heures. Lors du passage d'Edith, le 25 septembre 1963, le débit de la Rivière Madame à Fort-de-France a atteint 150 m³/s, alors qu'il varie normalement entre 20 m³/s en période de crue et 0,050 m³/s en période d'étiage.

Si les intersaisons (de novembre à janvier, de mai à juin) possèdent des caractéristiques climatiques intermédiaires, elles peuvent être marquées par des épisodes exceptionnels. Ainsi, à cause de l'épisode pluvieux des 4 et 5 mai 2009, les précipitations du mois de mai 2009 ont été les plus fortes enregistrées au cours des cinquante dernières années à Fort-de-France pour un mois de mai (trois fois le volume moyen), provoquant d'importantes inondations.

Une des conséquences du caractère montueux de la majeure partie du territoire de la commune de Fort-de-France et des épisodes de fortes pluies est l'instabilité des versants, avec le risque de glissement de terrain.

Les températures diminuant avec l'altitude, les populations de classes moyennes ou aisées ont recherché ces espaces plus aérés pour y bâtir leurs résidences, comme à Balata, Tivoli, La Redoute ou Haut Didier. Par ailleurs, l'espace végétal et forestier tient encore une grande place dans la ville, surtout sur les pentes du nord de la commune. La végétation mésophile des premières pentes cède la place à la végétation hygrophile (forêt avec lianes et grands arbres) au-dessus de 700 mètres. En outre, les maisons entourées de leurs jardins recèlent d'espèces qui peuvent compléter l'alimentation des citadins foyalais, comme les arbres à pain, les manguiers, les cocotiers...

Voies de communication et transports

  • l'A1 vers l'aéroport et le sud de l'île
  • la RN2 vers Saint-Pierre
  • la RN3 (la Route de la Trace) vers Le Morne-Rouge
  • la RN4 vers La Trinité

Urbanisme

Morphologie urbaine

La ville de Fort-de-France est composée de nombreux quartiers que sont :

Logement

Le prix moyen de l'immobilier à la vente est d'environ 2 706 €/m² en mai 2010. Le nombre total de logements sur la commune est de 43 237 au recensement de 2006. Parmi ceux-ci, 86,7 % sont des résidences principales, 0,6 % sont des résidences secondaires et 11,6 % sont des logements vacants.

Projets d'aménagements

  • La campagne de ravalement de façades.
  • Réhabilitation de nombreux immeubles publics.
  • Aménagement de la voirie piétonne au centre ville.
  • Aménagement de couloirs pour les transports en commun.

Toponymie

Le nom de la commune est dû à la présence du fort que la France a établi au XVIIe siècle. D'abord appelé cul-de-sac du Fort-Royal (1635-1672), le site devient la paroisse puis la ville de Fort Royal (1672-1793), Fort-de-la-République ou République-Ville (1793-1794), de nouveau Fort-Royal (1794-1807) et Fort-de-France depuis 1807.

Histoire

Fort Saint-Louis

Un premier centre d'habitation est choisi sur le site de l'actuel centre-ville par le gouverneur Jacques Dyel du Parquet, neveu du flibustier Pierre Belain d'Esnambuc, qui y installe sa résidence en 1639 et fait construire des fortifications. Toutefois, c'est le gouverneur Jean-Charles de Baas qui fonde en 1669 la ville de Fort-Royal, et c'est son successeur, le comte de Blénac, qui achève la construction de la ville et de son fort (aujourd'hui le fort Saint-Louis). Fort-de-France est la capitale économique et politique de la colonie puis du département de la Martinique depuis 1902, date de la destruction de Saint-Pierre. Toutefois, elle avait le titre de capitale administrative depuis 1692, date du transfert du palais du Gouverneur de Saint-Pierre à Fort-de-France.

Choix du site

La Poste de Fort-de-France.

Alors que les Caraïbes avaient privilégié la côte au vent (côte atlantique), l'implantation des colons français se fait dès 1635 sur la côte-sous-le-vent (côte caraïbe). C'est sur le site de Saint-Pierre, par la construction d'un fortin à l'embouchure de la rivière Roxelane, que débute la présence française. C'est le fort Saint-Pierre. Rapidement, les colons s'intéressent « à l'entrée de la plus grande baie de l'isle » et construisent un fort en palissade qu'ils nomment Fort-Royal. Dans un contexte de conflits avec les Caraïbes, les Hollandais et les Anglais, le site de Fort-Royal révèle son importance malgré le climat insalubre des marécages environnants. En effet, le site est aisé à défendre et bien protégé des tempêtes, ce qui n'est pas le cas de Saint-Pierre. Il est donc décidé d'y bâtir une ville, Fort-Royal, dont la prononciation en créole donnera le nom des habitants de Fort-de-France : les Foyalais. Le plan d'alignement des voies de la future ville est approuvé par Colbert en 1671 et des aménagements hydrauliques sont réalisés à la fin du XVIIe siècle et au cours du XVIIIe siècle afin d'assainir le site marécageux et de le mettre à l'abri des inondations. Ainsi naît le quadrilatère de 42 hectares, au plan en damier, qui constitue noyau urbain de Fort-de-France. En plus du Fort-Royal (devenu Fort Saint-Louis), bâti sur un éperon rocheux qui forme une avancée de 300 mètres dans la baie, le site de défense est renforcé par la construction des forts Tartenson et Desaix sur des mornes d'une altitude de 140 mètres surplombant l'actuel centre-ville.

Développement de la ville et rivalité avec Saint-Pierre

Cependant, la décision d'implanter une ville dans un endroit si inhospitalier ne fait pas l'unanimité. Le sol meuble ne favorise pas les constructions et l'air des marécages entraîne une forte mortalité par la malaria. En outre, des catastrophes naturelles ou humaines détruisent à plusieurs reprises la ville :

  • le 11 janvier 1839, un tremblement de terre ravage la cité ;
  • le 22 juin 1890, un grand incendie détruit les trois quarts de la ville coloniale, la quasi-totalité des 1 600 maisons construites en bois pour pallier les conséquences d'un futur séisme, le marché, la cathédrale Saint-Louis ;
  • le 18 août 1891, un cyclone s'abat sur la ville et tue près de 400 personnes.

Le statut de capitale de la Martinique lui est disputé par Saint-Pierre. Certes, en 1692, le siège du Gouvernement général ainsi que le palais du Gouverneur avaient été transférés de Saint-Pierre à Fort-de-France. En outre, l'entrée du capitaine général Villaret-Joyeuse à Fort-Royal le 14 septembre 1802 consacra le retour de la Martinique à la France, en application de la Paix d'Amiens signée avec l'Angleterre et c'est sous l'Empire, en 1807, que la ville devint "chef lieu de la colonie" et prit le nom de Fort-de-France. Ce nom ne fut pas remis en cause lors de la nouvelle occupation britannique, de 1809 à 1815. Mais Fort-de-France, ville administrative et militaire, souffre toujours de la concurrence de Saint-Pierre, plus peuplée, enrichie par le commerce et le négoce, dont la renommée culturelle est grande dans tout l'arc antillais. Les deux villes sont cependant complémentaires. Car si Saint-Pierre fait office de port de mouillage, Fort-de-France fait fonction de port de carénage. D'ailleurs, de nouveaux aménagements portuaires sont réalisés à Fort-de-France pendant les années 1860 et un bassin de radoub est inauguré en 1868.

L'arrivée d'esclaves, d'affranchis et de mulâtres, puis de populations désormais toutes libres à partir de 1848, consacre l'essor de la ville, qui passe de 9 200 habitants environ au début du XIXe siècle à 17 000 environ en 1876. De plus, l'introduction de la machine à vapeur dans le système de production sucrière entre 1840 et 1870 conduit à une importante transformation de l'espace agricole et rural de la Martinique. Cela favorise la concentration foncière dans de grands domaines agricoles autour des usines centrales sucrières et des rhumeries, en même temps qu'un émiettement de petites propriétés et exploitations tenues par des affranchis ou par leurs descendants, et un vaste mouvement d'exode rural. Parallèlement, la baisse de la mortalité accélère la croissance démographique. Aussi, en 1901, le recensement donne 29 000 habitants à Saint-Pierre contre environ 24 700 à Fort-de-France. Mais, alors que la population de la première est essentiellement urbaine, concentrée dans l'espace, celle de Fort-de-France est beaucoup plus dispersée, la partie urbaine ne regroupant que 7 000 habitants, et ses emplois y sont encore en majorité agricoles.

Ironie du sort, c'est une autre catastrophe naturelle qui va définitivement consacrer Fort-de-France dans son rôle de première ville de l'île : l'éruption de la montagne Pelée, qui dévaste Saint-Pierre le 8 mai 1902.

Fort-de-France au XXe siècle

Un groupe de réfugiés à Fort-de-France, après l'éruption de 1902.

Après l'éruption de la Montagne Pelée, Saint-Pierre n'est plus une ville commerciale, car elle a perdu tous les habitants qui étaient restés sur place (sauf deux survivants), et son repeuplement s'effectue lentement et très partiellement. Les migrants du nord de l'île arrivent massivement à Fort-de-France, qui récupère l'ensemble des fonctions portuaires, industrielles et de direction économique et commerciale de la Martinique. Pour faire face à cet afflux de population, le maire de la ville, Victor Sévère, relance en 1904 un projet évoqué par les édiles locaux à la fin du siècle précédent : l'assainissement et la municipalisation des Terres-Sainville, un vaste marécage situé au nord-ouest de la ville basse coloniale, alors peuplé de misérables qui y avaient construit leurs cases.

Après une longue bataille juridique pour en exproprier les habitants, les travaux sont réalisés dans la deuxième moitié des années 1920, donnant naissance à un quartier moderne, destiné à une population ouvrière, dont la trame viaire orthogonale prolonge celle du centre-ville, avec des mailles plus petites toutefois. En revanche, les quartiers de Sainte-Thérèse, du Morne Pichevin et de Dillon, de même que d'autres groupement d'habitat individuel spontané (cases) se développent le long des routes allant vers les bourgs avoisinants, sous la pression de la croissance naturelle de la population et de l'exode rural, et donnent l'image d'une dispersion anarchique de l'urbanisation.

Dans les années 1930, l'assainissement est encore imparfait, comme en témoignent l'état du canal de la Levée, un ensemble de fossés séparant les Terres-Sainville du centre, la décharge de la pointe Simon et les caniveaux qui servent d'égouts à ciel ouvert. En dehors du centre-ville, des résidences aisées de style colonial escaladent toutefois les hauteurs aérées du plateau Didier, au nord-ouest de la ville (Balata) et à Redoute, sur la route du Morne-Rouge. Fort-de-France apparaît donc comme une ville de contrastes, plus hétérogène et moins riche que ne l'était Saint-Pierre au temps de sa splendeur.

La crise économique des années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, en limitant les débouchés sucriers de la Martinique, mettent à mal son système agricole. La fermeture de grandes usines sucrières durant les années 1950 et 1960, les difficultés des petits propriétaires ou exploitants à vivre des revenus des produits de leurs terres, la forte croissance démographique se conjuguent pour attiser l'émigration vers la métropole et l'exode rural vers Fort-de-France.

Bénéficiant de la loi de départementalisation de 1946 et désormais mieux reliée au reste de l'île grâce à l'amélioration du réseau routier, la ville offre alors l'espoir d'y trouver des emplois dans les services et les équipements. La population est donc passée de 16 000 habitants en 1894 à plus de 52 000 en 1936, puis 66 000 en 1946. Si on peut douter de la fiabilité des recensements antérieurs à celui de 1954 - ce dernier accorde 60 600 habitants à Fort-de-France, révélant la surestimation du chiffre de 1946 -, il est indéniable que la croissance démographique est vive jusqu'en 1967 (97 000 habitants), avant de se stabiliser autour de 100 000 habitants entre 1974 et 1990. Elle s'accompagne de la multiplication des bidonvilles et autres quartiers d'habitat spontané qui enserrent alors l'hypercentre (Terres-Sainville et centre colonial) : Texaco, qui a donné son nom au célèbre roman de Patrick Chamoiseau, prix Goncourt en 1992, Canal-Alaric, Volga-Plage, Trénelle, Citron, Fond-d'Or, Renéville, etc.

Au milieu des années 1970, on estime que 40 % des constructions de Fort-de-France avaient été réalisées sans autorisation et les quartiers insalubres regroupaient un quart des logements, contenant un quart de la population de la commune. Pour faire face aux besoins, Aimé Césaire, maire de la ville de 1945 à 2001, a entrepris la construction de grands ensembles de logements sociaux, comme les cités Dillon, Floréal, Bon-Air et Calebasse dans les années 1960 et 1970 ou Châteauboeuf dans les années 1980, ou de quartiers plus résidentiels (Cluny, Bellevue, Des Rochers, etc.), et appuyé la densification des quartiers centraux. La « durcification » de la majorité des anciens bidonvilles qui ont été reliés aux réseaux (eau, électricité, etc.), avec légalisation des installations, a aussi accompagné la politique de résorption de l'habitat insalubre mise en place par les pouvoirs publics.

Depuis 1990, la population de Fort-de-France décline au profit des communes voisines de Schoelcher, Saint-Joseph et Le Lamentin, et même au-delà, au profit de Ducos, où se sont implantés des lotissements pavillonnaires et des ensembles de logements collectifs. Elle est passée en dessous du seuil de 90 000 habitants (population municipale, c'est-à-dire sans double compte) au recensement de 2007. De même, c'est dans ces périphéries que se sont installées les nouvelles zones d'emploi. Ce phénomène a donc conduit la municipalité à réaliser des opérations de restructuration urbaine visant à redonner son attractivité à la ville (centre d'affaires de la Pointe-Simon, centre commercial Perrinon, etc.) et à améliorer son cadre de vie.

Politique et administration

La commune tient une place importante sur le plan administratif et politique sur l'ensemble de la Martinique.

Divisions administratives

La ville de Fort-de-France est divisée en dix cantons que sont :

  • Le 1er canton compte 6 846 habitants ; Son conseiller général est Jean-Michel Jean-Baptiste (PPM) depuis le 16 mars 2008
  • Le 2e canton compte 2 696 habitants ; Son conseiller général est Raphaël Séminor (PPM) depuis le 16 mars 2008
  • Le 3e canton compte 3 397 habitants ; Son conseiller général est Johnny Hajjar (PPM) depuis le 28 mars 2004
  • Le 4e canton compte 5 466 habitants ; Son conseiller général est Noé Malouda (Palima) depuis le 28 mars 2004
  • Le 5e canton compte 6 369 habitants ; Son conseiller général est Patrick Flériag (PPM) depuis le 18 mars 2001
  • Le 6e canton compte 11 488 habitants ; Son conseiller général est Catherine Conconne (PPM) depuis le 21 mars 2004
  • Le 7e canton compte 21 148 habitants ; Son conseiller général est Christian Edmond-Mariette (PPM) depuis le 16 mars 2008
  • Le 8e canton compte 10 513 habitants ; Son conseiller général est Geneviève Chanteur (RDM) depuis le 28 mars 2004
  • Le 9e canton compte 11 031 habitants ; Son conseiller général est Yves-André Joseph (Divers gauche) depuis le 22 mars 1992
  • Le 10e canton compte 10 840 habitants. Son conseiller général est Claude Lise (RDM) depuis le 21 mars 1982

Tendances politiques

La commune est un bastion du Parti progressiste martiniquais. La sensibilité politique des Foyalais se place davantage à gauche.

Administration municipale

  • Raymond Saint-Louis-Augustin a été élu officiellement par le conseil municipal, maire de Fort de France, le 7 avril 2010. Il a obtenu 48 voix sur 49. Raymond Saint-Louis-Augustin succède à Serge Letchimy qui a été élu le 26 mars 2010, président du Conseil régional de la Martinique.
  • Le conseil municipal de Fort de France est composé de 53 élus dont 15 adjoints (Majorité : PPM : 49 élus - Opposition : Alliance MIM/CNCP/PALIMA : 2 élus et la droite UMP/FMP/DVD : 2 élus).

Liste des maires

Instances judiciaires et administratives

À Fort-de-France se trouvent la Préfecture (Préfet de Région : M. Ange MANCINI), l'Hôtel du Département, l'Hôtel de la Région, l'Archevêché, le Centre hospitalier universitaire, l'État-major des forces armées aux Antilles-Guyane, le Palais de justice, le Tribunal de grande instance et la Cour d'appel (Premier Président : Hervé EXPERT - Procureur Général : Jean-Michel DURAND). Fort de France est aussi une base navale de la marine nationale, située au fort Saint Louis. Une frégate de surveillance, deux patrouilleurs et un bâtiment de transport léger y sont affectés au titre de la souveraineté nationale et pour lutter contre le trafic de drogue.

Politique environnementale

Jumelage

  • Belém (Brésil)

Population et société

Démographie

Évolution de la pyramide des âges de la ville de Fort-de-France, comparaison entre l'année 2006 et 1990 :

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

Santé

Fort-de-France possède l'un des plus grands CHU de la zone Caraïbe : l'hôpital Pierre Zobda Quitman à la Meynard.

Le centre de la femme de la mère et de l'enfant (CFME) a été inauguré en 2007. Il est attenant au CHU Quitman. Il a été réalisé sous la maîtrise d'oeuvre du Cabinet RTV, du Bureau d'études INGEROP, et de Mme Maryse CROCHEMAR-PELAGE.

Sports

Clubs sportifs

Fort-de-France compte plusieurs clubs sportifs :

  • Football :
    • le Club Colonial de Fort-de-France (Avec 18 titres de champion, c'est le club de football le plus titré en Martinique)
    • le Golden Star de Fort-de-France
    • le Good Luck de Fort-de-France
    • l'Excelsior
    • l'Intrépide
    • l'UJ Redoute
    • C.O.D.S.T (Club Omnisports Dillon Sainte-Thérèse)
    • C.O.T.V (Club Omnisports Trénelle-Volga)
    • ASJ Bô Kannal
  • Handball :
    • L'Espoir de Floréal
    • USC Citron
    • l'UJ Redoute
  • Basket ball :
    • L'USAC
    • Intrépide
    • Golden Star Basket Ball
    • Baloncesto
  • Volley ball :
    • Good-Luck
  • Athlétisme :
    • Mairie Sportive
    • Club Colonial
  • Rugby :
    • Good-Luck
  • Cyclisme :
    • Union Sportive Foyalaise (USF)
  • Yoles rondes
    • Tremplin's Club de voile les Alizés

Stades

Il y a deux grands stades à Fort de France
  • Le Stade Pierre Aliker (18 000 places)
  • Le Stade Louis-Achille (9 300 places)
Autres stades
  • Stade Serge Rouch
  • Stade Desclieux
Autres équipements sportifs
  • Hall des sports Pellière Donatien
  • Gymnase du stade Louis Achille

Médias

  • Télévision : RFO, ATV, KMT Télévision, quelques programmes de France 2, France 3 et France 5

Personnalités liées à la commune

  • Aimé Césaire (1913-2008), professeur de lettres, maire de la ville de 1945 à 2001, l'un des plus grands écrivains et poètes antillais et un des pères fondateurs de la négritude
  • Patrick Chamoiseau (1953-), écrivain, Prix Goncourt en 1992
  • Pierre Barthélémy Dorez, (1724-1757), 3e enfant de René Barthélémy Dorez, garde du roi et faïencier, né à Fort-de-France, décédé à Saint-Amand-les-Eaux
  • Nicolas Alexis Dorez, (1728-1761),frère de Pierre Barthélémy, né à Fort-de-France, peintre en faïence décédé à Aprey
  • Victor Sévère (1867-1957), avocat, plusieurs fois maire de Fort-de-France entre 1900 et 1945
  • Camille Darsières (1932 -2006), avocat, ancien député et président du conseil régional de la Martinique
  • Cyrille Bissette (1795-1858), l'un des pères de l'abolition de l'esclavage en Martinique et député de 1848 à 1851
  • Pierre Aliker (1907-), médecin, 1er adjoint au maire de Fort-de-France de 1957 à 2001
  • Frantz Fanon (1925-1961), médecin et écrivain, auteur de Peaux noires, masques blancs
  • René Maran (1887-1960), écrivain, Prix Goncourt en 1921
  • Osman Duquesnay (1846-1923), médecin, député et maire de Fort de France de 1888 à 1896
  • Ernest Deproge (1850-1921), avocat, président du Conseil Général et député de 1882 à 1898
  • Emile Maurice (1910-1993), enseignant, président du Conseil Général de 1970 à 1992
  • Victor Sablé (1911-1997), avocat, sénateur, député de la Martinique de 1958 à 1986

Économie

Fort-de-France est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique. Elle gère le CFA, l'EGC, le port de la ville, l'aéroport (aéroport international Martinique Aimé Césaire), la Marina Pointe du Bout, la gare maritime inter-îles et le terminal croisière de la Martinique.

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

La population active résidant dans la commune atteignait un total de 40 331 individus au recensement de 2006 et le nombre d'emplois 45 793. Le taux de chômage, en 2006, était de 25,6 %.

Répartition des actifs occupés par catégorie socioprofessionnelle en 2006

Entreprises de l'agglomération

Secteurs d'activités

Commerce

Le centre commercial Perrinon au coeur de la ville.

Transport maritime

Fort-de-France est le plus important port de commerce de la Martinique. Le port de Fort-de-France est réparti sur plusieurs sites (le terminal conteneurs de la Pointes des Grives, les quais de la Baie des Tourelles (nord et sud), le quai ouest, le bassin de radoub et le terminal de croisières de la Pointe Simon). La Chambre de commerce et d'industrie de la Martinique gère le port de Fort-de-France depuis 1964. Fort-de-France est le 4e port à conteneurs de France, et le premier bassin d'emploi de l'outre-mer français.

Touristiques et Affaires

Un centre d'affaire est en construction sur une ZAC concédée au début des années 1990 par la ville à la Semaff. Il se situe à la Pointe-Simon de Fort-de-France, sur un espace de 15 hectares, à proximité de l'embouchure de la Rivière Madame. Il devrait comporter :

  • une tour de 20 étages, qui s'élèverait jusqu'à 105.5 m de haut, pour des commerces et des bureaux.
  • un hôtel quatre étoiles de 7 étages.
  • un immeuble de grand standing de 8 étages, pour des logements et des services à vocation touristique et d'affaire.

La totalité de la surface construite fait prévoir un complexe urbain de 24 000 m².

Il est également prévu une galerie marchande de type « village créole » à proximité du « Malecon » et adossé à l'aménagement du boulevard Alfassa.

Architectes : AR2 - Erick Orville et Frank Brière

Culture et patrimoine

Musées

  • Musée Départemental d'Archéologie Précolombienne
  • Muséum d'Histoire Naturelle
  • Réserve du père Pinchon
  • Musée Régional d'Histoire et d'Ethnographie

Monuments, lieux touristiques et patrimoines

  • la bibliothèque Bibliothèque Schoelcher.
  • le cinéma CMAC Atrium.
  • la plage de Fort-de-France
  • le fort Saint-Louis
  • la statue de l'impératrice Joséphine - sur la place de la Savane (les travaux 2007-2008 ont conduit les entrepreneurs à la retirer)
  • le palais des arts et des cultures, Espace Camille Darsières, ancien palais de justice
  • le théâtre de la ville - ancien Hôtel de ville

Monuments religieux catholiques

  • Archidiocèse de Fort-de-France
  • Église de la Redoute
  • Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France
  • Sacré-coeur de Balata

Espaces verts

Jardin de Balata
  • Le jardin de la Savane
  • Le jardin de Balata
  • Parc Naturel Régional (Domaine de Tivoli)

Gastronomie

Notes et références

  1. [1] INSEE - Population légale Fort-de-France 2007
  2. Jean-Pierre Doumenge, L'outre-mer français, Armand Colin, 2000
  3. www.meteo.fr
  4. François Doumenge et Yves Monnier, Les Antilles françaises, PUF, collection "Que sais-je ?",1989
  5. www.meteo.fr
  6. INSEE - Recensement de la population de 2006 - Logement à Fort-de-France
  7. Exemple avec la bataille du 20 juillet 1674 contre une force hollandaise
  8. Paul Butel, Histoire des Antilles françaises, Perrin, 2002
  9. www.univ-provence.fr
  10. Denis Martouzet, Fort-de-France. Villes fragile ?, Anthropos, 2001
  11. Serge Letchimy, Urbanisme et urbanisation à la Martinique. Le cas de Fort-de-France, thèse de doctorat de troisième cycle, Université de Paris IV, 1984.
  12. Recensement de la population au 1er janvier 2007 sur INSEE. Consulté le 23 mars 2010
  13. Résultats du recensement de la population - 2006 - Fort-de-France sur INSEE. Consulté le 23 mars 2010
  14. Recensement de l'INSEE en 2006
  15. a et b INSEE - Résultats du recensement de 2006 - Chiffres clés Emploi - Population active
  16. Projet du centre d'affaire à la Pointe-Simon

Voir aussi

Article connexe

  • Fort-de-France est le titre d'un roman de Pierre Benoit publié en 1933.

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Liens externes

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